DPE G location saisonnière : louer encore en 2026 ?
- UpperKey

- il y a 2 heures
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La réglementation sur les passoires thermiques évolue rapidement en France. Depuis l’entrée en vigueur de la loi Le Meur, de nombreux propriétaires se demandent s’il est encore possible de proposer un logement classé DPE G sur Airbnb ou d’autres plateformes de location saisonnière.
Entre les restrictions locales, les risques d’amendes et les obligations administratives, les règles deviennent plus strictes. Pourtant, certaines locations restent encore possibles sous conditions.
Voici ce qu’il faut savoir avant de louer un logement DPE G en location courte durée en 2026.

Table of Contents
DPE G et location saisonnière : ce que dit la réglementation en 2026

Qu’est-ce qu’un logement DPE G ?
Un logement classé DPE G est considéré comme une passoire thermique. Cette catégorie correspond aux biens ayant une très mauvaise performance énergétique et une forte consommation d’énergie.
Depuis plusieurs années, le gouvernement renforce progressivement les restrictions concernant ces logements afin d’accélérer la rénovation énergétique du parc immobilier français.
Le DPE est désormais un élément central dans les décisions de location et d’investissement immobilier.
Différence entre location classique et meublé de tourisme
Il est important de distinguer la location longue durée de la location saisonnière.
Un logement DPE G peut déjà être concerné par des interdictions progressives en location classique. En revanche, la location saisonnière sur Airbnb, Booking ou Abritel suit des règles différentes.
Le meublé de tourisme dépend principalement :
du règlement de la commune
du changement d’usage
des obligations d’enregistrement
des règles de copropriété
Cette différence pousse certains propriétaires à se tourner vers la location courte durée pour continuer à exploiter leur bien.
Pourquoi la loi Le Meur change les règles
La loi Le Meur vise à mieux encadrer les locations saisonnières dans les zones tendues.
Les municipalités disposent désormais de davantage de pouvoirs pour :
limiter les locations Airbnb
contrôler les meublés touristiques
appliquer des sanctions plus élevées
renforcer les obligations déclaratives
Dans certaines villes, les logements énergivores font l’objet d’une surveillance accrue.
Peut-on louer un logement DPE G sur Airbnb, Booking ou Abritel ?

Cas d’une résidence principale
La location d’une résidence principale reste généralement autorisée dans la limite fixée par la commune.
Dans de nombreuses villes françaises, la limite varie entre 90 et 120 jours par an.
Même avec un DPE G, certains propriétaires peuvent encore louer leur bien de manière occasionnelle sur Airbnb.
Cependant, les règles locales peuvent évoluer rapidement.
Cas d’une résidence secondaire
La situation devient plus complexe pour une résidence secondaire.
Dans les grandes villes et les zones tendues, la location saisonnière nécessite souvent :
une autorisation spécifique
un changement d’usage
un numéro d’enregistrement
Les contrôles municipaux sont de plus en plus fréquents.
Cas d’un logement en copropriété
Le règlement de copropriété peut également limiter ou interdire la location courte durée.
Certaines copropriétés considèrent Airbnb comme une activité commerciale incompatible avec l’usage résidentiel de l’immeuble.
Avant toute mise en location, il est essentiel de vérifier les règles internes de la copropriété.
Cas d’une utilisation abusive de la location saisonnière
Les autorités surveillent désormais les propriétaires qui utilisent Airbnb pour contourner les restrictions liées aux passoires thermiques.
Un logement DPE G proposé en location saisonnière de manière quasi permanente peut attirer l’attention de la mairie ou de l’administration fiscale.
Les risques juridiques augmentent fortement dans ce type de situation.
Quels sont les risques pour les propriétaires ?

Refus ou blocage de l’enregistrement
Certaines communes renforcent les conditions d’enregistrement des meublés de tourisme.
Un logement énergivore peut devenir plus difficile à déclarer dans les villes souhaitant réduire les passoires thermiques.
Les plateformes collaborent également davantage avec les municipalités.
Amendes possibles selon la situation
Les sanctions financières peuvent être importantes.
Selon les infractions constatées, un propriétaire peut recevoir :
une amende pour absence d’enregistrement
une sanction pour fausse déclaration
une amende liée au changement d’usage
Dans certaines grandes villes, les sanctions peuvent atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros.
Changement d’usage et réglementation locale
Le changement d’usage constitue aujourd’hui l’un des principaux risques juridiques.
Dans les zones tendues comme Paris, Lyon ou Bordeaux, transformer un logement résidentiel en location touristique nécessite souvent une autorisation administrative.
Les contrôles sont particulièrement renforcés dans les centres-villes.
Tableau récapitulatif des règles et risques liés au DPE G en location saisonnière
Situation du logement | Location saisonnière possible ? | Point de vigilance | Action recommandée |
Résidence principale | Oui, sous conditions | La location est généralement limitée à 120 jours par an | Vérifier les règles de la commune |
Résidence secondaire | Possible selon la commune | Une autorisation de changement d’usage peut être exigée | Contacter la mairie avant la mise en location |
Logement classé DPE G | Situation évolutive | Les passoires thermiques sont davantage encadrées | Prévoir des travaux de rénovation énergétique |
Location en copropriété | Variable | Le règlement peut limiter Airbnb | Lire le règlement de copropriété |
Absence d’enregistrement | Non conforme dans certaines villes | Risque d’amende administrative | Régulariser la situation rapidement |
Absence de changement d’usage | Interdit si obligatoire | L’amende peut atteindre 50 000 € | Demander une autorisation à la mairie |
Conflits avec la copropriété et le voisinage
La location saisonnière peut également créer des tensions avec les voisins.
Les nuisances, les rotations fréquentes de voyageurs et le non-respect du règlement intérieur entraînent parfois des procédures judiciaires.
Les copropriétés deviennent de plus en plus vigilantes sur ce sujet.
Que faire avec un logement DPE G destiné à la location saisonnière ?

Vérifier les règles de sa commune
Chaque ville applique des règles différentes concernant Airbnb et les meublés de tourisme.
Avant de publier une annonce, il est indispensable de vérifier :
les obligations d’enregistrement
les limites de durée
les autorisations nécessaires
les règles de changement d’usage
Cette étape permet d’éviter de nombreuses sanctions.
Réaliser un audit énergétique
Un audit énergétique aide à identifier les travaux prioritaires pour améliorer le DPE.
Certaines rénovations simples permettent déjà de réduire la consommation énergétique :
isolation
ventilation
remplacement du chauffage
changement des fenêtres
Un meilleur classement énergétique augmente également la valeur du bien.
Anticiper les futures restrictions
Les règles concernant les passoires thermiques vont continuer à évoluer.
Les propriétaires ont intérêt à anticiper dès maintenant les futures obligations afin de sécuriser leur activité locative.
Un logement rénové sera plus attractif pour les voyageurs et plus simple à exploiter légalement.
Confier la gestion à un spécialiste comme Upperkey
La réglementation Airbnb devient complexe pour les propriétaires.
Entre le DPE, les obligations administratives et les contraintes locales, la gestion d’une location saisonnière demande une vraie expertise.
Upperkey accompagne les propriétaires dans la gestion complète de leur bien, tout en aidant à sécuriser leur activité face aux nouvelles réglementations du marché.

Points clés à retenir
La réglementation autour des logements classés DPE G évolue rapidement en France. Entre les nouvelles obligations liées à la loi Le Meur, les restrictions locales et les contrôles renforcés des communes, les propriétaires doivent désormais être particulièrement vigilants avant de proposer un bien en location saisonnière.
Voici les éléments essentiels à retenir avant de louer un logement DPE G sur Airbnb ou une autre plateforme de location courte durée :
Un logement DPE G peut encore être loué en location saisonnière dans certains cas
Les règles sont différentes pour une résidence principale et une résidence secondaire
Certaines communes imposent un enregistrement obligatoire des meublés de tourisme
Une autorisation de changement d’usage peut être nécessaire dans les zones tendues
Les contrôles et les sanctions liés aux locations Airbnb se renforcent
Le règlement de copropriété peut interdire la location courte durée
Les passoires thermiques sont de plus en plus encadrées par les pouvoirs publics
Les propriétaires ont intérêt à anticiper les futures restrictions énergétiques
La rénovation énergétique reste la meilleure solution pour sécuriser un investissement locatif
Un accompagnement professionnel permet de réduire les risques administratifs et juridiques
FAQs
Peut-on louer un logement DPE G sur Airbnb en 2026 ?
Oui, certains logements classés DPE G peuvent encore être proposés en location saisonnière en 2026. Les règles dépendent notamment du type de logement et des réglementations locales.
Le DPE est-il obligatoire pour une location saisonnière ?
La réglementation évolue progressivement pour les meublés de tourisme. Dans certaines situations, le DPE devient un élément obligatoire ou demandé par la commune.
Une mairie peut-elle limiter une location Airbnb ?
Oui. Les communes peuvent imposer des règles spécifiques concernant l’enregistrement, la durée de location ou le changement d’usage des logements.
Quels sont les risques en cas de non-respect de la réglementation ?
Un propriétaire peut recevoir des sanctions administratives ou financières, notamment en cas d’absence d’enregistrement ou de changement d’usage obligatoire.
Que faire si son logement est classé DPE G ?
Il est conseillé de vérifier les règles locales, d’étudier les possibilités de rénovation énergétique et de sécuriser la conformité du logement avant toute mise en location.





